Milieux aquatiques

Plan de prévention des risques inondation

La France est particulièrement soumise au risque d’inondation sous toutes ses formes (ruissellement, crue, submersion marine, etc.). 17,1 millions d’habitants, dont 16,8 en métropole, sont vulnérables face aux conséquences des inondations par débordement de cours d’eau. En parallèle, plus de 9 millions d’emplois y sont exposés. Le risque d’inondation est présent et réel en Seine-et-Marne. Afin de réduire la vulnérabilité des biens et des personnes face à ce risque naturel, les responsables publics ont mis en place un certain nombre d’outils. Quels sont ces outils de prévention ?
Information

Une prochaine grande crue de la Seine engagerait les dommages suivants :

  • 850 000 habitants inondés
  • 5 millions de citoyens touchés directement ou indirectement
  • 3 à 30 milliards de dommages directs selon les scénarios d'inondation estimés dans le cadre de l'étude OCDE
  • 170 000 entreprises impactées dont 86 000 directement inondées
  • 400 000 emplois perdus
  • 5 centres de production de chauffage urbain en arrêt
  • 50 % de la production d'eau potable interrompue
  • 70 % du trafic du métro et RER en arrêt pendant au moins 50 jours
  • Plusieurs centres hospitaliers en arrêt...

Afin de limiter les dégâts et de sécuriser les populations face aux inondations, la France se dote de différentes stratégies, cadrées par la réglementation, à l’échelle nationale et aux échelles locales.

Définition des PPRI

Les Plans de Prévention des Risques Inondations (PPRI) permettent d’instaurer des servitudes d'utilité publique en zones inondables. Elaborés par les services de l'Etat, les PPRI définissent les mesures applicables aux constructions dans les zones vulnérables. Chaque PPRI prévoit un zonage réglementaire en trois niveaux :

  • les zones rouges d’aléa très fort où les nouvelles constructions sont interdites,
  • les zones bleues (centres urbains) où les nouvelles constructions sont autorisées sous réserve de respecter certaines prescriptions,
  • les zones blanches où aucune restriction n’est imposée.

Aux mesures relatives aux nouvelles constructions s’ajoutent les mesures applicables aux bâtis existants. Ainsi, certains PPRI peuvent prescrire la réalisation de travaux et d’aménagements sur des constructions existantes dans un délai défini.

Les PPRI sont obligatoires depuis 1995 (loi n°95-101 du 2 février 1995 dite « Barnier »), pour toute commune soumise au risque inondation. Auparavant, on parlait de Plan des Surfaces Submersibles (PSS) ou de Plan d’Exposition aux Risques (PER).

PPRI en Seine-et-Marne

En Seine-et-Marne, deux PSS et dix PPRI sont approuvés à ce jour  :

  • PSS de la vallée de l'Yonne
  • PSS de la vallée de la Marne
  • PPRI de la vallée de la Seine, de Montereau-fault-Yonne à Thomery
  • PPRI de la vallée de la Seine, de Samoreau à Nandy
  • PPRI de la vallée du Loing, de Château-Landon à Fontainebleau
  • PPRI du Grand Morin partie aval, de Tigeaux à Saint-Germain-sur-Morin,
  • PPRI de la vallée de la Marne, de Poincy à Villenoy
  • PPRI de la vallée de la Marne d’Isles-les-Villenoy à Saint-Thibault-des-Vignes
  • PPRI de la vallée du Grand Morin amont de Meilleray à Dammartin-sur-Tigeaux
  • PPRI de la vallée de l’Essonne dans les départements du Loiret, de Seine-et-Marne et de l’Essonne
  • PPRI de la vallée de l’Yerres dans les départements de Seine-et-Marne, de l’Essonne et du Val de Marne
  • PPRI de la vallée du Petit Morin

Les PPRI et les PSS complets sont consultables à la préfecture, dans les sous-préfectures et dans les mairies de Seine-et-Marne. Vous pouvez aussi retrouver plus d’informations sur les différents plans sur le site de la DDT77.

La Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l'Énergie (DRIEE, ex-DIREN) assure la réalisation des atlas des zones inondables accessibles sur leur site internet. L’Etat assure la prévision et l’alerte sur les grands fleuves comme la Marne et la Seine. A partir des données collectées par le réseau de stations de mesures, le Services des Prévisions des Crues (SPC) émettent des bulletins d’alerte à l’attention des maires des communes riveraines afin d’anticiper la préparation d’une situation de crise. L’État est également responsable de la gestion de crise, dès lors que celle-ci dépasse le territoire strictement communal.

Télécharger