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Non collectif

Traitement

L'assainissement non collectif a beaucoup évolué au cours de ces dernières années sous l'impulsion de la réglementation. Quelles sont les types de traitement à disposition des habitants pour se mettre en conformité ? Quelles sont les précautions à prendre pour les installer ?

Typologie des assainissements non collectifs

Un système d’assainissement non collectif (ANC) comprend en général des éléments suivants :

  • un dispositif de collecte (tuyauterie),
  • une fosse toutes eaux qui assure un pré-traitement (décantation des matières solides et flottation des graisses) et est équipée de 2 ventilations (primaire et secondaire),
  • un système de traitement sous forme d’épandage au travers de matériaux filtrants (cette étape assure la dépollution des eaux) :

- tranchée filtrante utilisant le sol,

- filtre à sable.

  • un système de rejet sous deux formes :

- dispersion dans le sol si sa perméabilité le permet,

- rejet en milieu superficiel (fossé, cours d'eau) : cette méthode est dérogatoire et nécessite des autorisations du propriétaire du milieu récepteur.

Il y avait antérieurement 6 filières réglementairement autorisées :

  • lit d’épandage,
  • tranchées d’épandage,
  • filtre à sable horizontal,
  • filtre à sable vertical,
  • tertre d’infiltration,
  • filtre compact de type EPARCO à zéolite.

Suite à la parution de l'arrêté du 7 mars 2012 modifiant l'arrêté du 7 septembre 2009, d’autre filières (boues activées, cultures fixées, filtre textile,…) peuvent être agrées par les ministères en charge de l’écologie et de la santé si elles démontrent leur efficacité et l'absence de risque sanitaire et environnemental. Cet arrêté explicite très clairement cette procédure qui peut être simplifiée en cas de marquage CE. Les premiers essais comparatifs ont montré des variations importantes en termes de qualité des eaux épurées.

Les 1er agréments ont été publiés au journal officiel du 9 juillet 2010 puis la liste des dispositifs s'est allongée petit à petit au gré des résultats des tests prévus dans la règlementation.


Le nombre de dispositifs agrées est désormais très important : en juillet 2016 73 constructeurs proposaient environ 210 gammes de produits. La liste complète est téléchargeable sur le site du Ministère de l'écologie placé dans la rubrique "Télécharger".

On peut noter que les filières utilisent différentes techniques :

  • les boues activées S.B.R. (un seul ouvrage joue alternativement le rôle de bassin de traitement et de décanteur),
  • les boues activées classiques,
  • les boues activées associées à un filtre à sable en finition,
  • les boues activées avec une culture fixée,
  • les boues activées avec un filtre en zéolite en finition,
  • les filtres à sable,
  • les cultures fixées aérobies avec différents matériaux (treillis, disques, ...),
  • les dispositifs utilisant la technique de filtration/percolation à travers différents types de matériaux (laine de roche, copeaux de coco, ...),
  • les filtres plantés de roseaux.

La capacité de ces dispositifs va de 3 EH (Équivalent Habitant, notion utilisée pour le dimensionnement des ouvrages) à 20 EH mais plus de 75 % d'entre eux sont conçus pour le traitement de 4 ou 5 EH.

Pour assurer un bon fonctionnement de ce type de dispositif, quelques règles sont à respecter :

  • la conception de l’installation doit être adaptée aux caractéristiques du terrain (nature, pente, perméabilité, surface disponible). Une étude du sol est donc indispensable,
  • la mise en œuvre doit respecter les prescriptions techniques définies dans les arrêtés du 7 septembre 2009, dans la norme XP P 16-603 - DTU 64-1 et dans les notices techniques des fabricants (voir bloc de droite "Télécharger"),
  • le bon entretien de l’installation qui passe par une vidange régulière de la fosse toute eaux (1 fois tous les 4 à 10 ans en fonction du taux d'occupation de l'habitation). Il faut noter que pour certaines micro-stations récemment agréées, le rythme de vidange peut être plus fréquent car la hauteur de boue au sein de la fosse toutes eaux doit être maintenue plus bas (30% au lieu de 50% habituellement) pour garantir le traitement aval.Concernant les installations de type boues activées, la fréquence de vidange du décanteur est beaucoup plus fréquente (quelques mois) et il est extrêmement important de se reporter aux préconisations du fournisseur pour garantir un fonctionnement satisfaisant des installations.
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Le SAVEZ-VOUS ?

Equivalent-habitant

En assainissement non collectif, depuis l'arrêté du 7 mars 2012, un équivalent-habitant (EH) correspond à une pièce principale (destinée au séjour et au sommeil) d'une habitation.